Au retour de ma promenade à la Laguna Torres,
j’entendis au loin un commentateur passionné à travers de haut-parleurs,
étonnant pour ce petit village où il n’y a quasiment rien. En m’approchant, je
vis des cavaliers aux vêtements traditionnels, couteaux à l’arrière et maté en
main, dans une arène entouré d’un public de la région, eux-aussi vêtus des
habits de la campagne patagonne. J’assistais en fait à un « doma »,
un compétition où chaque gaucho va essayer de rester le plus longtemps possible
au dos d’un cheval non-dressé. Chaque compétiteur est appelé au micro à venir
vers l’un des deux poteaux de bois où il montera sur son cheval toujours
attaché au poteau. Le cheval est détaché d’un coup et c’est parti! Le cavalier
doit essayer de rester le plus longtemps possible tout en donnant des coups de
droite et de gauche du cheval. Certains tombent en quelques secondes alors que
d’autres restent jusqu’à la cloche annonçant leur succès. A ce moment, deux
autres cavaliers viennent se mettre aux côtés du cheval sauvage et ramasse
comme ils peuvent le gaucho à son dos.
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Un publique traditionnel |
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Le couteau dans le dos! |
C’est un sport très dangereux, certains se
blessant gravement en tombant de cheval, parfois piétiné par la monture. L’un
d’eux se pris le sabot du cheval et fût bien secoué pour un moment.
Heureusement, pas de séquelles pour lui! Et le son de la cloche ne veut pas
dire que le bonhomme est tiré d’affaire! L’un des cavaliers est tombé alors que
les deux autres essayait de l’enlever de son cheval. Du coup, il est tombé dans
les pieds du cheval de l’autre cavalier sensé le ramasser… dur dur la vie de
gaucho!
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Un peu de chacarrera pour se donner du courage! |
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L'arbitre |
Il est vrai que c’est une tradition que
certains n’apprécient guère, la voyant comme une maltraitance envers chevaux.
Pourtant, quand on voit la liberté que ces chevaux ont en dehors de ces festivités,
on se dit qu'ils ne sont pas si mal lotis au final! Ce sont les mêmes chevaux que j’ai
croisés sur mon chemin du retour du Lago del Desierto. Chevaux qui se baladent
librement sur des étendues infinies, galopant aux grés de leurs envies.